Indexé sur l’inflation, le reste à charge sur le CPF passe de 100 euros à 102,23 euros en 2025 (Journal officiel)
Les salariés utilisant leur compte personnel de formation doivent, depuis mai 2024, s’acquitter d’un reste à charge. Alors que le montant de ce ticket modérateur était de 100 euros depuis son instauration, il vient d’être légèrement augmenté pour l’année 2025, à 102,23 euros, en application d’un arrêté publié au Journal officiel du 1er janvier 2025. Cette augmentation correspond à la revalorisation annuelle basée sur l’inflation prévue par le décret instaurant le reste à charge.
Objet d’un long bras de fer entre les précédents ministères de l’Économie et du Travail, l’instauration d’un ticket modérateur sur le compte personnel de formation avait finalement été actée à compter du 2 mai 2024 dans un objectif de régulation. Le décret n° 2024-394 du 29 avril 2024 prévoit que la participation obligatoire au financement des formations éligibles au compte personnel de formation correspond à une somme forfaitaire dont le montant est fixé à cent euros.
Ce texte prévoit également que ce montant est revalorisé chaque année par arrêté, en fonction de l’inflation. C’est dans ce cadre que le ticket modérateur vient d’être revu à la hausse par un arrêté du 26 décembre 2024 publié au Journal officiel du 1er janvier 2025.
Revalorisation au 1er janvier
L’arrêté fixe ainsi le ticket modérateur à 102,23 euros pour l’année 2025. Dans le détail, cette revalorisation au 1er janvier correspond à "l’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation hors tabac, calculée sur la base des douze derniers indices mensuels de ces prix publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques l’avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation de ce montant".
Cette somme devra être payée par une majorité des salariés utilisant leur CPF au cours de l’année. Comme précédemment, elle sera réglée par le titulaire du CPF auprès de la Caisse des dépôts et consignations, via Mon Compte Formation. Pour rappel, seuls les demandeurs d’emploi, les salariés bénéficiant d’un cofinancement de leur employeur et ceux utilisant leur compte professionnel de prévention sont exonérés de cette participation financière. Elle peut être prise en charge, à la place du salarié, par l’employeur ou par son opérateur de compétences.